Faut-il conserver la fresque de 1944 ?

















Parents et enfants partagent la même réussite.Une fois son nom trouvé sur la liste c'est l'explosion de joie. 16h30, le verdict tombe. C'est la ruée vers les panneaux d'affichage. Des cris, des larmes, des embrassades, à chacun sa façon d'exprimer sa joie... ou sa déception. « Je l'ai, je l'ai ! ». « Allô maman ? J'ai mon bac avec mention Bien », téléphone vissé sur l'oreille Audrey savoure sa réussite : « Je n'y croyais pas, j'avais travaillé durement toute l'année mais on n'est jamais sûr de l'avoir, surtout avec une mention ! ». « 15 en philosophie, c'est ma fierté » reconnaît Orderic, futur étudiant en Histoire à Caen. Pour d'autres, la fierté s'appelle Amélie : « Je suis très émue et contente pour ma fille » confie une maman. Pour la plupart de ces nouveaux bacheliers le programme du week-end est trouvé : « Fête, fête... et fête ! » sourit Jérôme.
L'heure est aux calculs
Un peu plus en retrait, d'autres en sont aux calculs savants : « Je vais tenter de récupérer quelques points en mathématiques, je ne peux qu'améliorer ma note », explique Émilie, les yeux embués. Avec 35 points à grappiller, rien n'est encore perdu pour elle. « Tu peux essayer de tout jouer sur l'anglais », conseille un professeur à son élève. Pour ces lycéens, convoqués aux rattrapages, il faudra encore passer le week-end à réviser avant le début des oraux, mardi. Et puis il y a ceux, qui, recalés, ont préféré prendre le large, loin des instants d'euphorie. Hier, dans la cour du lycée Le Verrier ils étaient peu nombreux.
Benjamin Fontaine
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