Faut-il conserver la fresque de 1944 ?

















À la fonderie Cornille-Havard, on peut écouter les sons produits par chaque type de cloche. Une visite très interactive
« C'est idéal de venir ici quand il ne fait pas beau. On apprend et on voit plein de belles choses », explique Martine, venue de Bretagne. En route vers Caen, elle n'avait pas prévu de s'arrêter à Villedieu et c'est le panneau présentant la ville par deux cloches sur l'autoroute qui l'a intriguée. Dans l'atelier de fonderie, c'est l'occasion rêvée de comprendre comment on fabrique une cloche, de manière très ludique et avec moult détails.
« Quand on allume le four, tout le monde le sait dans la ville parce qu'il y a trois mètres de flammes au-dessus de la cheminée », raconte Vincent, l'un des guides de la fonderie, à un public fasciné. Les questions fusent, surtout venant des enfants. « Comment c'est possible qu'une cloche résiste 250 ans ? » demande l'une des têtes blondes. Certainement parce que chez Cornille-Havard, « on est très forts, répond Vincent. Ou tout simplement parce que le bronze, c'est du solide. »
Et cet atelier qui date de 1865 a encore un carnet de commandes bien rempli. L'entreprise, fabrique, pose et entretient les cloches. Celles de l'église Saint-Sulpice de Paris sont d'ailleurs en rénovation dans la fonderie sourdine. Une étape incontournable à tout périple normand où l'on apprend plein de choses, même les plus improbables, comme le formule ce touriste vendéen : « J'ai appris qu'il y avait du crottin de cheval dans les moules de cloches. Qui l'aurait cru ? »
Emmanuel SAUSSAYE.
Pratique. À Villedieu-les-Poêles, 10, rue du Pont-Chignon. Ouvert tous les jours jusqu'au 30 août de 9 h à 18 h. Tarifs : 4,80 € pour les adultes, 3,90 € pour les enfants de 6 à 12 ans. Visite guidée de 25 minutes. Prévoir un arrêt d'une heure. Renseignements au 02 33 61 00 56 et sur le site www.cornille-havard.com