Faut-il conserver la fresque de 1944 ?

















Fière, pressée d'offrir à son cheval une sucrerie en guise de récompense. Bien méritée pour Milord Carthago qui porte sa cavalière au palmarès du Normandie horse show.
Première, sans faute, devant les cracks attendus comme Angot ou Navet, Pénélope Leprévost a écrasé le difficile parcours du Grand Prix de dimanche. Et dans ses deux passages s'il vous plaît. Seule à voler, à survoler les barres, blottie contre Milord Carthago. « Un futur crack, j'ai une grande confiance en ce cheval, explique la cavalière. Je suis ravie du concours et du week-end de Milord. Après un mois de repos aux Haras Nationaux, il avait vraiment envie de recourir. »
Après une encourageante 6e place samedi, il a fait mieux que confirmer, hier. « Milord était presque trop chaud lors de la première journée. Aujourd'hui (hier), j'ai retrouvé mon cheval comme je l'aime. » Avec à la clé une finale et une victoire que peu d'observateurs attendaient mais qui ne souffre d'aucune contestation. Sur un sauteur des Haras Nationaux récupéré à ses 7 ans, « 4e des championnats de France des 7 ans, 4e des mondiaux », et qui fait aujourd'hui le bonheur de la cavalière sur le circuit mondial.
Et voilà pourquoi le public local n'a pas la chance de voir Pénélope Leprévost plus souvent sur ses terres normandes. « Je ne viens pas souvent sur le circuit du Grand National, la faute à ma participation au circuit mondial. Mais Saint-Lô, je ne pouvais pas le rater, je suis de la région, j'aime beaucoup cette ville, ce concours, cette piste, et son directeur qui dessine des tracés assez difficiles. »
Avec trois à quatre chevaux du meilleur niveau français, la cavalière a la chance de pouvoir évoluer librement sur le circuit mondial. Toujours au plus haut niveau. « Pour Saint-Lô, je voulais Carthago, plutôt que Fastourel ou Jubilée d'Ouilly avec qui j'ai beaucoup couru à l'étranger. Ce cheptel me permet d'être toujours au plus haut niveau. » À seulement 28 ans, il y a fort à parier que la demoiselle squatte les podiums pendant encore de longues années.
Vincent GAUTRONNEAU.