Faut-il conserver la fresque de 1944 ?

















Hormis une ou deux petites surprises, la Sélune réserve de longues heures apaisantes aux amateurs de rivières. « C'est quand les rapides ? »
Harnachés de pied en cap d'un encombrant équipement, nous mettons les bateaux à l'eau. Heu, pardon, les canoës, ceux qui marchent avec une demie pagaie. Des souvenirs d'interminables ronds dans l'eau me reviennent. Une des raisons pour laquelle, je crois, j'ai toujours préféré le kayak. « Et pour la direction, ça marche comment ? »
Pour moi, pas de problème, c'est Frédéric qui s'en charge. Heureusement, car après quelques mètres, je vois quelques-uns de mes petits camarades s'enfoncer sous les branchages qui se penchent dangereusement aux bords des rives. Ça rouspète un peu, mais un coup de « gouvernail » - il s'agit de laisser traîner la pagaie dans l'eau - et nous revoilà tous bien calés entre les deux rives. Frédéric en profite pour me présenter les arbres qui forment une haie d'honneur sur les bords. L'aulne, le saule, et par intermittence le peuplier, semblent être les meilleurs amis de ce bout de rivière. Le ragondin son meilleur ennemi, qui troue les rives comme un gruyère.
Pagayant mollement, je me laisse aller à une douce contemplation de la flore environnante, d'où émerge parfois une vieille bâtisse en pierre. Le calme le plus total... Quand soudain j'entends l'un des petits monstres qui m'accompagnent crier : « C'est quand les rapides ? ». Comment ça ? Quels rapides ? « Deux petits barrages artificiels », m'informe tranquillement Frédéric. Finalement, les mini-cascades artificielles se passent sans encombre. La balade touche à sa fin.
Pratique. Randonnée ou location de canoë-kayak auprès du canoë club d'Avranches, à partir de 20 €. Renseignement sur le site http://pagesperso-orange.fr/avrancheskayak/ou au 02 33 68 19 15.