Tourisme en juillet : la Manche fait grise mine
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Sébastien Pillou écope de quatre ans de suspension. La plus lourde sanction connue au sein du comité de Normandie. : Archives P. B.LES FAITS. Le 27 janvier, Sébastien Pillou, 37 ans, remportait le cyclo-cross régional de Bosguérard (Eure). L'Argentanais licencié à Saint-Lô Pont-Hébert s'imposait devant Julien Roussel (Flers) et Cyrille Prisé (VC Rouen). À l'issue de l'épreuve, un contrôle antidopage diligenté par la Direction régionale jeunesse et sports de Haute-Normandie était effectué. « Habituellement, les contrôles se font sur les trois premiers, ainsi que sur deux autres coureurs tirés au sort dans le peloton », explique le docteurr Jacques Pinoteau, responsable de la lutte antidopage en Picardie. Ce jour-là, en plus des trois premiers, Ludovic Merlier (VC Rouen), 6e, et Dany Cardon (AC Manoir Eure) 8e, ont également subi un contrôle urinaire.
RESULTATS DU CONTRÔLE. Les analyses font état dans les urines de Sébastien Pillou de « présence de prednisone, ainsi que de predsolone ». Ces deux substances sont des corticoïdes (de type anti-inflammatoire).
Il est également fait état d'un rapport testostérone sur épitestostérone (T/E) anormalement élevé, « estimé à 57,6 ». Soit dix fois le plafond maximum autorisé... Le Comité international olympique (CIO) admet qu'un rapport T/E supérieur à 6 est la preuve d'un dopage par testostérone. La testostérone est un anabolisant qui augmente le potentiel de motivation du sportif. Elle permet également d'augmenter la masse musculaire et la force ainsi que la résistance à la fatigue (augmentation de l'intensité de l'entraînement).
Le coureur explique qu'il a pris un substitut alimentaire « pendant trois ans. Je ne mangeais pas le midi, cela me permettait d'aller rouler. L'un des éléments contenus dans ce complément alimentaire fait augmenter la testostérone, c'est pour ça que le taux est si haut. Cela me permettait sans doute de mieux récupérer entre chaque entraînement. Car j'ai fait du vélo pendant trois ans avec ça, et je n'ai jamais marché une seule fois... »
Une défense qui ne tient pas, selon le docteur Pinoteau. « L'argument du complément alimentaire est difficilement recevable. Des centaines de sportifs en consomment, et ça ne suffit pas à ce qu'ils soient positifs. Même pris sur une longue durée. Car ce taux de 57 est véritablement très élevé. »
2 441 contrôles en trois mois en France. L'Agence française de lutte antidopage (AFLD) a diligenté 2 441 contrôles lors du premier trimestre 2008. Ce nombre important s'explique par la reprise des compétitions pour les sports collectifs.
Concurrence annoncée sérieuse pour le dernier vainqueur.
Ouest-France