Dans les coulisses des Nuits magiques de Sainte-Mère
Hier soir se jouait la dernière représentation de la deuxième édition des Nuits magiques de Sainte-Mère-Eglise (Manche). Rencontre avec ceux qui font le spectacle, sur scène et en coulisses.
Trois spectacles différents, trois feux d'artifice et des milliers de spectateurs chaque soir. Pour leur deuxième édition, les Nuits magiques du musée Airborne ont, une nouvelle fois, réussi leur pari. Mais en coulisses, rien n'a été laissé au hasard pour fournir un spectacle de qualité, sous la houlette de Jean Goujon, metteur en scène, compositeur et interprète.
À moins de trois heures du spectacle, sur la scène située dans le champ qui jouxte le musée Airborne, tout le monde s'affaire. Les dernières voitures de collection de l'association GCP Manche 44 viennent d'arriver. L'orchestre d'Emilio Corfa s'accorde une dernière fois sur les morceaux qu'il jouera ce soir. De son côté, le régisseur général, Didier Willems, s'assure que tout est réglé. Durant le spectacle, il joue les chefs d'orchestre. Il commence à connaître la musique ; voici trois années qu'il travaille avec Jean Goujon : « J'ai vu son spectacle pour la première fois à Vierville, en 2004. Et pour la première fois, je n'avais pas un oeil sur la technique mais sur le show en lui-même. Quelques jours plus tard, j'ai envoyé une lettre pour proposer mes services et j'ai été recontacté. Nous avons alors commencé notre collaboration », explique ce natif du Plat pays.
15 000 watts dans les tympans
Quelques pas plus loin dans la régie, Nicolas Dor a terminé les balances. Derrière sa console, il effectue les derniers tests micros avec les musiciens. Au total, près de 15 000 watts sont envoyés dans les oreilles des spectateurs. « Nous avons du matériel haut de gamme pour ce genre d'installation. »
Durant le spectacle, un écran géant retransmet ce qui se passe sur scène. Yves Guillard est aux commandes ; il doit coordonner le travail des deux cameramen et envoyer les images d'archives qui habillent les textes de Jean Goujon.
Près de trente figurants
De l'autre côté de la scène, on parle toujours boutons et ajustements, mais plutôt dans la couture ! Sous la tente qui abrite les costumes, les figurants font leurs derniers essayages. Tous sont bénévoles et font partie de l'association « Je me souviens », dont Eric Daniel est le président : « Nous sommes des gens motivés et nous n'avons pas envie que l'on oublie ceux qui ont combattu pour notre liberté. Ici, on s'attache au côté humain de la guerre, aux civils, pas uniquement aux soldats. »
À quelques minutes du spectacle, le public s'impatiente, s'agite. Chacun gagne son poste. Les lumières s'éteignent. Cinq, quatre, trois, deux, un... Musique. Ce soir c'est sûr, Sainte-Mère-Eglise va encore vivre une nuit magique.
Benjamin FONTAINE.
Ouest-France