Faut-il conserver la fresque de 1944 ?

















Bruce Inkango, à l'instar de ses partenaires, avait été considérablement gêné la saison dernière par la piètre qualité du terrain. Il espère que cette fois la pelouse aura été remise en état. : Jean-Claude Azria/Worldpictures/MAXPPPHeurtaux sans doute titulaire
« Comme notre équipe est réputée solide en impact physique, on n'a pas de souci à se faire, à nous maintenant de gagner nos duels », souligne Bruce Inkango, lequel se fait porte-parole de ses partenaires lorsqu'il évoque la qualité du terrain, et l'espoir qu'Arles aura profité de la trêve pour le soigner : « La saison dernière, c'était une catastrophe, comme si on avait joué sur du gravier. Impossible de poser le ballon. » Des considérations qui, si elles permettent d'expliquer en partie la défaite passée, ne servent en aucun cas d'excuse définitive « car il s'était agi d'un match loupé, enrage encore Tosi. À la limite, perdre n'est pas un problème. Mais perdre et ne pas jouer, c'est complètement différent. »
Le technicien mise donc sur un gros engagement. Et envisage de sortir d'entrée de jeu quelques jokers. Certes, il annonçait hier hésiter encore entre titulariser Jimmy Dechêne pour assurer sur les coups de pied arrêté ou Thomas Heurtaux pour lequel il s'agirait d'une première, « on a essayé les deux formules, et toutes deux ont donné satisfaction. » Mais dans le même temps, le propos semblait bien orienter la décision en la faveur du prêt caennais, de retour de blessure et « absolument remarquable actuellement », et même de le faire évoluer un cran plus haut que son poste originel le prédestine.
Heurtaux va donc sans doute se propulser en milieu de terrain, « j'espère qu'il va s'y affirmer et trouver sa position », souligne Tosi. « J'ai déjà joué à ce poste en région parisienne et à Caen, renchérit le joueur. C'est un poste que j'apprécie bien car il permet d'apporter à l'équipe un plus tant offensivement comme dernier passeur ou frappeur de loin, que défensivement. » En tout cas, il est sûr de retrouver son ancien capitaine Romain Inez. Au sang neuf de s'exprimer, donc, dans une partie qui s'annonce ouverte au regard de la situation des deux formations en quête de points pour ne pas laisser le wagon de tête prendre le large.
Olivier CLERC.