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Deux capitaines à la tête de la compagnie de gendarmerie de Saint-Lô : à gauche Éric Infante, qui succède au capitaine Serge Thépaut au poste de commandant, et son adjoint, Nicolas Bénévent, promu au grade de capitaine depuis le 1er août. Né à Paris voici 37 ans, ce sportif, karatéka et plongeur, passionné de littérature et de musique baroque, a débuté sa carrière dans l'armée de terre. Lieutenant chez les parachutistes, à Tarbes, il a souhaité en 1998 intégrer la gendarmerie. « J'avais envie de vivre l'opérationnel au quotidien, de m'ouvrir sur la société civile », explique le nouveau commandant.
Eric Infante entre donc à l'école des officiers de gendarmerie de Melun, d'où il sort lieutenant, en 2001. Il passera ensuite trois années comme adjoint du commandant d'une compagnie d'instruction à Châtellerault, s'occupant à la fois de l'enseignement des langues et du sport, avec à son actif l'organisation de compétitions nationales.
En 2004, promu capitaine, il obtient un premier commandement. Direction l'Alsace, la gendarmerie mobile de Sélestat. Les missions avec son escadron l'ont mené à plusieurs reprises outre-mer, « une vraie plongée dans l'opérationnel », commente-t-il. Quatre ans plus tard, il décroche un nouveau commandement, cette fois en gendarmerie départementale, qui exauce son souhait d'une affectation en Normandie. « Mon idée était de retourner dans une région à l'identité forte, à l'instar de l'Alsace. »
Eric Infante a consacré sa première journée à Saint-Lô à recevoir les commandants de brigades opérant sur les neuf cantons de la compagnie. « Ma priorité dans les prochaines semaines sera d'aller sur le terrain rencontrer les 91 militaires de l'effectif, comme les acteurs de la vie locale. » L'agenda de l'officier sera bien chargé : marié et père de trois enfants, il prépare parallèlement un master en sécurité et défense internationale à l'université de Grenoble. « Quand il me reste du temps libre, je reviens à mes lectures humanistes. » Du grec et du latin dans le texte... mens sana in corpore sano comme dirait Juvénal !
Nathalie LECORNU-BAERT.