Faut-il conserver la fresque de 1944 ?

















Derrière Gildas Morvan, Gérald Véniard (Macif) anime le groupe des poursuivants. : AFPavec une avance confortable. Dénouement attendu dans la soirée.
CHERBOURG. « Gildas Morvan est en train de nous coller une Troussel, comme on dit désormais dans le jargon... » Il n'y avait pas d'amertume dans la voix de Gérald Véniard (Macif), hier après-midi au moment où il établissait ce constat. Tout juste un peu de frustration. Car, l'avance prise par le marin de Landeda, près de l'Aber-Wrach, allait peut-être s'avérer irrattrapable si les courants de la pointe de Bretagne avaient la mauvaise idée de changer de sens dans le sillage du « Géant vert ».
« Le passage de la pointe de Bretagne, avec autant de courants, c'est un peu comme un passage de cols en cyclisme, poursuivait le Rochelais, avant d'aborder la première grosse difficulté du jour. Et là, ça va engendrer des cris et des pleurs... »
Évidemment, vu l'étalement de la flotte, certains allaient pleurer plus que d'autres. Derrière Gildas Morvan, ils étaient une bonne dizaine à la bagarre, resserrés autour du « maillot jaune » Nicolas Troussel, bien revenu dans la partie lors dans la nuit de samedi à dimanche.
Morvan disparaît des écrans
Dès ce matin, quand tout le monde aura entamé la remontée de la Manche, et laissé au large, le phare de l'île de Batz, il sera temps de faire les comptes. Ou Gildas Morvan aura suffisamment d'avance pour gérer le dernier quart du parcours, et il aura déjà un pied sur la plus haute marche du podium de l'étape. Ou, le peloton aura limité la casse et le raz Blanchard, à la pointe ouest de la presqu'île du Cotentin, pourrait être un dernier juge de paix bien cruel.
Hier soir, à l'heure du dernier pointage de la journée, le suspense s'épaississait un petit peu plus. Par la faute d'une balise de positionnement Iridium déficiente, Gildas Morvan, en approche d'Ouessant, n'apparaissait plus sur les classements. De quoi plonger un peu plus la meute de ses poursuivants, lancés à près de douze noeuds, dans une mer de perplexité.
Jacques GUYADER.
Le bateau de Le Gal percuté par un cargo. Dans la nuit de samedi à dimanche, Franck Le Gal (Lenze) aurait été percuté par un cargo dans le Golfe de Gascogne. Dans le choc, son bateau a démâté, mais le skipper n'a pas été blessé. Àprès avoir été ravitaillé en gasoil par un bateau de l'organisation, il a mis le cap sur la Trinité-sur-mer. Une enquête est en cours.
Un peu plus tard dans la journée, c'est le Cherbourgeois Eric D'Hooge, qui pour cause de problèmes techniques (pilote automatique) annonçait son abandon dans la 2e manche. Il annonçait essayer de rallier Cherbourg avant le départ de la 3e étape. Jean-Philippe Le Meitour (La Voix de l'Enfant) a également abandonné lors de la 2e étape pour rupture de drisse.
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