Faut-il conserver la fresque de 1944 ?

















Pour ne pas couler : Michel Gourdel. Appelé au pied levé à remplacer Jean-Marc Tison, le nouvel entraîneur du PL Granville n'est pas un inconnu du public manchot. Depuis deux saisons, c'est sur le terrain qu'il évoluait. Pour cet exercice, il officiera aussi sur le banc de touche. « Au départ, Michel devait servir d'adjoint à Jean-Marc », explique Philippe Leguélinel, le président du club de la Monaco du nord. Mais, cela ne c'est pas passé comme prévu. Pas facile pour celui qui a dirigé une équipe -son projet depuis 1992- pendant cinq ans de se retrouver ainsi chaperonné. « Jean-Marc, qui était à l'origine de ce projet ne souhaitait plus être assisté. Franchement, il est parti de manière pas très sympathique après des années de travail exemplaire. »
Conséquence immédiate, Michel Gourdel se retrouve propulsé entraîneur de l'équipe fanion, « je suis là pour aider, apporter mon expérience, explique le nouveau patron du secteur sportif. Ce retour sur un banc de touche n'a rien de prémédité, je rends avant tout un service au club mais je continuerai de jouer. » Et qui d'autre que Michel Gourdel pouvait prendre la tête du club dans telle situation. Ancien entraîneur de Saint-Malo en Nationale 2, le Granvillais d'origine possède le profil du parfait technicien. « Contrairement à Jean-Marc, Michel Gourdel a tous les diplômes nécessaires pour ce niveau, se réjouit Philippe Leguélinel. Il est professeur en STAPS à la faculté de Rennes et connaît très bien le monde du handball. »
Recrutement impératif
Mais l'entraîneur ne peut pas tout faire, il lui faut des joueurs. Et c'est là que le bât blesse. Car malgré de belles années, Jean-Marc Tison n'a pas laissé que des heureux en terres granvillaises. « Sans vouloir polémiquer, je pense le départ de certains joueurs peut être lié aux tergiversations de Jean-Marc. De plus son départ entraîne le départ de ses deux fils », déplore le président. Et aujourd'hui le club granvillais se retrouve dans une situation compliquée, « beaucoup de garçons comme Capelle et Maillard espérait cette association entre Michel et Jean-Marc. Le départ de certains peut être lié au fait que Jean-Marc était parti pour rester », regrette Philippe Leguélinel.
Alors il faut maintenant rebondir, et le nouvel entraîneur sait que la mission qui l'attend ne s'annonce pas de tout repos : « Avec le départ de nombreux joueurs, c'est difficile de parler d'objectif, il est compliqué d'imaginer le niveau de cette équipe. Une chose est sûre, les garçons restant vont devoir prendre leurs responsabilités. » Même son de cloche du côté présidentiel pour qui le départ de l'entraîneur, en fin du mois d'août, a retardé la mise en place du projet, « Jean-Marc traînait les pieds et on n'a pas pu créer de projet ambitieux. C'est certain, il faut qu'on recrute. » Vital même si le club, 3e de National 3 l'an passé, veut continuer de naviguer vers le haut niveau. Avec Michel Gourdel à la barre, cela ne paraît pas impossible.
Vincent GAUTRONNEAU.