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Laura a passé son enfance dans un orphelinat entourée d'autres enfants. Adulte, elle retourne dans ce lieu avec son mari et son fils de sept ans, Simon, avec l'intention de restaurer la vieille maison.
Venue là avec son mari et leur jeune enfant adopté, une femme retrouve l'orphelinat dans lequel elle a été élevée. Et qui est désormais désaffecté. Elle a le projet d'en faire un foyer pour enfants handicapés. Mais l'esprit du fils se trouble peu à peu, il s'enferme dans des jeux imaginaires troublants. La mère se laisse peu à peu emporter à son tour vers un univers étrange où passé et présent s'entremêlent. Un peu largué, le mari pendant ce temps cherche à comprendre ce qui se passe.
Pour l'anecdote, c'est le plus gros succès de tous les temps pour un film espagnol. Il a caracolé pendant six semaines en tête du box-office, et quand il a passé les Pyrénées, ce fut pour intriguer la Semaine de la Critique au festival de Cannes et séduire le jury du festival de Gérardmer qui l'a primé. Par l'esprit comme par la forme, cette première réalisation de Juan Antonio Bayona se situe bien dans la mouvance du nouveau cinéma fantastique ibérique. Quand les productions hollywoodiennes jouent sur les effets spéciaux et les images spectaculaires, il s'agit plutôt ici de solliciter l'efficacité des procédés traditionnels pour installer tout du long une atmosphère trouble et angoissée: du mystère, de la tension, de l'énigme, de l'irrationnel en veux-tu en voilà. Entre traumatismes hérités des années d'enfance et culpabilisation venue avec l'âge adulte, il y a un va-et-vient troublant, peuplé d'étranges fantômes, qui nourrit les intrigues labyrinthiques du récit. Et comme le veut la tradition de ce genre de cinéma, vous n'êtes pas obligé de raconter à votre voisin la clé de l'énigme, telle que vous avez cru pouvoir la percer...
Gahinet Audrey, Lanester : "Un fabuleux film espagnol qui mérite ses titres."
Préparez un environnement mystérieux et sombre, un peu d'amour et beaucoup de curiosité, ajoutez-y un soupson de légende de Peter Pan, parsemez quelques pincés de peur à vous faire bondir dans votre siège et vous obtiendrez un fabuleux film espagnol qui mérite ses titres! (19/03/2008)
poré tiphaine, camphin en carembault : "bijou de maturité"
Un petit bijou de maturité, de sensibilité et d'ingéniosité. Du début à la fin, on est saisi par le jeu des acteurs, la majesté visuelle et le brillo du scénario. Chaque plan, chaque séquence à son importance.De nombreuses références ponctuent ce film (ou est-ce moi qui les ai vu? L'échine du diable, Fragile, Poltergeist (la meilleure séquence de médium que je connaisse ), Halloween, Elephant man). On oscille entre le drame, le thriller, le film fantastique, la chasse au trésor (la grande trouvaille du film), la petite souris, cache-cache, Peter Pan. Un film riche, intense et sublime. (09/03/2008)
hervé, tréméoc : "allons voir les ch'tis....."
Ce film a provoqué l'enthousiasme des juris internationaux ? Séduit une grande majorité des spéctateurs ?? on aurai pu en toute logique en espérer beaucoup... En tout cas beaucoup plus que le résultat présent. Scénario décevant car véritablement pauvre, scènes prétendument angoissantes car longtemps déja proposés largement dans les films du genre.Un film plus fantoche que fantomatique, gentiment désuet, nullement surprenant. (07/03/2008)
amelin michel, montrelais : "UN MODELE DU GENRE"
Certes, on a vu ça mille fois : la grande maison mystérieuse, le couple, le jeune enfant en communication avec les esprits et la plongée dans l'horreur... Mais les Espagnols ne tombent pas dans les travers américains. L'héroïne, simple, naturelle, normale (Belen Rueda) est une anti Nicole Kidman (dans "Les Autres"). Les indices sont habilement répartis dans le film et jamais oubliés (la tapisserie arrachée dans le générique, la comptine "un, deux trois soleil" très bien utilisée, la clé, la poignée de porte, les coups de pelle etc..)Le scénario est bien bouclé et laisse une part de mystère comme dans tout bon fantastique. Le jeu des acteurs n'est pas outré (l'enfant en particulier est très bien- anti américain lui aussi). Les personnages secondaires sont géniaux, de vraies "gueules" (la vieille assistante sociale, le parapsychologue obèse). Pas d'effets spéciaux mais des scènes très fortes et des plans classiques aux couleurs froides font de ce film un modèle du genre. La scène du Médium est très bien venue. Outre que l'actualité nous offre en ce moment un assez sidérant parallèle avec "l'Affaire de l'Orphelinat de Jersey", on peut aussi s'interroger sur le fait que ce film (fantastique, donc pas grand public) soit le plus grand succès en Espagne. Ne serait-il pas osé de suggérer que ce pourrait être une parabole sur le régime franquiste qui conduisit une société à tuer et (à cacher)les corps de ses enfants ? Pour que ce film ait rencontré un tel succès public alors que son sujet, à priori, ne s'y prêtait pas, il a fallu qu'il rencontre son inconscient et son vécu. Comme quoi, le fantastique est capable de tout. (06/03/2008)