Faut-il conserver la fresque de 1944 ?

















Ce qui n'a pas détourné Sébastien Lainé de son objectif : « À la fois un rêve d'enfant et un pari, vendre des piscines en Normandie ! » Au printemps dernier, ce natif de Picardie a créé sa société Aquastyl aux portes de Saint-Lô. Sur le terrain occupé par son entreprise, route de Coutances, une piscine « prête au bain » et des bassins de tailles diverses.
« La piscine s'est démocratisée »
La nouvelle génération de piscines disponibles sur le marché a convaincu Sébastien Lainé, précédemment plombier-chauffagiste, de sauter le pas. « Les bassins sont fabriqués avec les mêmes matériaux composites, des résines, que les bateaux de plaisance. Des chauffages équipent presque systématiquement les installations. Notamment des pompes à chaleur, air-eau ou de géothermie. » Ce qui assure une température de baignade correcte, même si le temps n'est pas au beau fixe.
Au final, investir dans une piscine avoisine l'acquisition d'une voiture neuve : environ 17 000 €, premier prix actuellement relevé chez Aquastyl, pour un bassin de 7 m sur 3,6 m. Pour l'entretien et le chauffage, « il faut compter environ 500 € par an ». Sans oublier une taxe foncière supplémentaire, « autant que pour un garage », avance le piscinier. Pas de démarche particulière : pour tout bassin d'une surface inférieure à 10 m2, le Code de l'urbanisme ne réclame aucune autorisation. Et jusqu'à 100 m2, une simple déclaration en mairie suffit.
« La piscine s'est démocratisée, estime Sébastien Lainé. J'ai des clients de tous milieux, de l'ouvrier au retraité, pour qui se faire construire une piscine est un projet souvent mûri de longue date. Et la plupart envisagent ensuite de couvrir leur bassin. » Sauf que pour tout projet de couverture au-delà de 1,80 m de haut, il faudra là établir un permis de construire.