Faut-il conserver la fresque de 1944 ?

















De nombreux riverains se disent très mécontents de la fermeture de la rue Guy-de-Maupassant. Une pétition a été lancée contre cette mesure et a déjà recueilli plus de 70 signatures. Un axe utile pour les habitants
Flash-back. Un peu avant l'été, quelques riverains de la rue Guy-de-Maupassant, construite récemment, lancent une pétition pour demander à la mairie la mise en place d'un dispositif de sécurité sur la voie de circulation. En effet, il semblerait que de nombreux véhicules profitent de la configuration très linéaire de l'axe pour y rouler très vite.
Le 2 juillet, les habitants des deux quartiers reçoivent une lettre de la mairie indiquant que la rue incriminée va être temporairement fermée et qu'une réunion aura lieu le 15 septembre pour prendre une décision plus définitive. Le problème, c'est que cette rue avait deux intérêts aux yeux des habitants : elle permettait de lier les deux quartiers et elle s'était révélée fort utile pour les déplacements de tous les jours.
Dans le quartier, tout le monde semble admettre qu'il fallait faire quelque chose pour garantir la sécurité au bord de cette rue, mais la solution choisie est considérée comme « radicale. Pourquoi ne pas avoir tout simplement installé des ralentisseurs ? », s'interroge cette riveraine, avant d'ajouter : « Cette mesure vise certainement à garantir la tranquillité de certaines personnes dans le quartier. La sécurité n'est qu'un prétexte. »
De plus, la découverte de l'arrêté municipal formalisant la fermeture de la rue, affiché le 7 août, a provoqué un sentiment de colère chez nombre de personnes. Ce dernier ne précisant pas l'aspect temporaire de la mesure, beaucoup sont persuadés que la fermeture est définitive et que la réunion du 15 septembre ne changera rien. Un recours au tribunal administratif a été déposé par les habitants et une pétition circule pour demander l'annulation de l'arrêté. Elle a déjà été signée par soixante-dix personnes.
Une décision le 15 septembre
« Cette rue avait une vocation de liaison interquartiers pour les riverains, explique François Digard, maire de Saint-Lô. Malheureusement, c'est devenu un itinéraire de substitution pour beaucoup. » Il insiste sur l'aspect expérimental de cette fermeture. « Le 15 septembre, nous prendrons une décision en concertation avec les habitants du quartier. L'appréciation sera surtout faite par les gens qui habitent au bord de cette rue et non par ceux qui y voyaient une commodité. Tout le monde a droit à la tranquillité et à la sécurité », explique-t-il. En attendant le 15 septembre, l'affaire occupe tous les esprits au Bois-Jugan et au Bois-Ardent.
Emmanuel SAUSSAYE.