Faut-il conserver la fresque de 1944 ?

















Christophe Leroy photographié au mois de juillet avec sa femme et sa fille lors de la fameuse soirée blanche qu'il organise tous les ans à Saint-Tropez. Assis dans un confortable fauteuil du très chic restaurant du Polo club de Saint-Tropez, qu'il dirige, Christophe Leroy, 44 ans, s'offre un moment de répit et de nostalgie. Il vient de signer un gros contrat, l'un des plus gros de sa carrière : la gestion future d'un palace ultrachic et écolo qui va voir le jour en République dominicaine.
Une folie architecturale, un havre de paix au milieu des cocotiers. Et pourtant, à ce moment précis, il pense à la Normandie, à son enfance, bien loin des paillettes des stars. « Je suis le troisième d'une fratrie de cinq. Mes parents étaient agriculteurs à Montpinchon, un petit village à côté de Saint-Lô. Mes deux frères aînés se destinaient à la reprise de la ferme. Moi, il fallait que je trouve ma voie. »
Il a choisi la restauration, un peu par hasard. « Gamin, je suis rentré dans la cuisine d'un restaurant et j'ai su que c'était ma vie. » D'apprenti, il est devenu chef, après une longue route ponctuée d'expériences chez des grands noms comme Ducasse ou Maximin. Le soleil de la Côte d'Azur l'attire. En 1992, il prend les fourneaux de La Messardière, à Saint-Tropez.
Mais Christophe Leroy est aussi un infatigable homme d'affaires. Rapidement, il ouvre un deuxième restaurant, La Table du marché, puis Les moulins de Ramatuelle. C'est dans ce mas provençal qu'il donne tous les ans, début juillet, la soirée qui lance la saison à Saint-Tropez. « J'ai repris le concept de soirée blanche lancée par Eddie Barclay. » Une grande fête où people et autres VIP mangent et dansent tous habillés de blanc. Car le carnet d'adresse de Christophe Leroy est plutôt garni. De Johnny Hallyday à Ivana Trump, on trouve du rockeur, du jet-setter et de la princesse. « Ma société Miam est capable d'organiser des soirées privées, dans un château, sur un yacht ou sur une plage. À chaque fois, on s'adapte... »
« Je travaille beaucoup... »
Il y a quelques années, il a également acheté les Dromonts, cet hôtel étonnant en forme de pomme de pin, fleuron de la station de ski d'Avoriaz. « Là, je viens d'ouvrir une autre table à Saint-Tropez : Chez Fuchs. » Il possède également deux adresses au Maroc. Comment fait-il ? « Je travaille beaucoup... » C'est un bourreau de boulot.
De l'énergie, il va lui en falloir. Car son nouveau projet aux Caraïbes n'est pas franchement une cabane... Las Terrazas de Coson ouvriront au premier semestre 2010 sur la péninsule de Samana. Un lieu idyllique entre colline et mer, où de riches clients bénéficieront de villas, bungalows et autres luxueuses suites. « Nous allons amener le savoir-faire à la française tout en gardant la richesse de la culture locale. »
Philippe LEMOINE.