Tourisme en juillet : la Manche fait grise mine
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Les chasseurs de la Baie des Veys restent mobilisés contre l'interdiction de chasser le courlis cendré, la barge à queue noire et l'eider à duvet. Le dernier Grenelle de la chasse en juillet a abouti à la suspension pour 5 ans de la chasse de trois espèces : le courlis cendré, la barge à queue noire et l'eider à duvet. « Nous ne comprenons pas ces interdictions », s'exclame Maurice Guérard, président des Sauvaginiers des marais du Cotentin et du Bessin. Les dates d'ouverture en zone marais ont été avancées. Elles se feront le 21 août, une semaine plus tôt. « On aurait préféré garder l'ancienne date et ne pas voir ces espèces interdites de chasse. »
« Un arrêté purement idéologique »
Les chasseurs accusent le gouvernement de prendre un arrêté qui fait la part belle aux écologistes. « C'est purement idéologique et politique. Aucune étude ne prouve scientifiquement le danger de chasser ces espèces », indique Maurice Guérard.
Pour Jean-Marc Joly, secrétaire départemental des Verts, « des concessions ont été faites des deux côtés, il faut s'en satisfaire. Les chasseurs doivent comprendre que ces espèces sont protégées de façon européenne ». Il affirme que des études menées par le muséum d'histoires naturelles et l'Office national de la chasse ont montré que ces oiseaux étaient en danger, notamment à cause de la disparition de leurs habitats.
Les chasseurs ont l'intention de saisir l'Ompo (Oiseaux migrateurs du paléarctique occidental), un organisme qu'ils financent en partie qui permettrait de réaliser une nouvelle étude sur les espèces dites menacées. Ils espèrent que celui-ci aura un avis plus nuancé sur la question. Aujourd'hui, ils sont inquiets : « En agissant ainsi on cherche à nous démotiver, mais ces décisions risquent surtout de nous diviser », conclut Gérard Bamas.
Benjamin FONTAINE.