Faut-il conserver la fresque de 1944 ?

















Les marées attirent des personnes de plus en plus nombreuses. Quatre semaines par été, jeunes et adultes vont retourner des poches d'huîtres. : Archives« On n'était pas sûrs d'être pris avec la coopérative. On connaissait un ostréiculteur qu'on est allé voir. Lui nous a dit qu'il nous prenait, c'était parti ! » La certitude d'être engagé n'était pas le seul avantage présenté par cet employeur. En effet, il a proposé aux jeunes d'installer leurs toile de tente sur son terrain. Leur évitant ainsi d'amputer leur salaire d'une trentaine d'euros.
« Lors de la première semaine de marées, nous avons pu travailler deux jours au lieu de cinq à cause du phénomène de mortalité élevée chez les jeunes huîtres, déclare Pauline Masson, mais en août, on a travaillé une semaine complète. » Ainsi, nos jeunes ouvriers ont pu se faire une idée réelle de ce travail.
« Il y a des tâches relativement faciles, comme lorsque l'on décharge les poches d'huîtres. Mais lorsqu'il faut les retourner et les taper pendant deux heures, c'est dur, fatiguant, et ça fait mal au dos », décrit Alexandre. Pauline complète : « Nous les filles, on fait des choses différentes, on raccroche les élastiques et les crochets, et occasionnellement, on conduit le tracteur. »
Bien qu'ils ne se soient pas découvert une vocation d'ostréiculteur, nos jeunes tirent des leçons de ces marées : « Ça nous montre les manutentions dans toutes ses formes. On voit ce qu'est le travail, et à notre âge, c'est loin d'être négligeable. »