Fournitures scolaires : Où faites-vous vos achats ? Quelles sont vos astuces pour payer moins cher ?
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Une casquette de marque intrigue Max, le chef d'unité. Il demande le justificatif à la vendeuse. Tout est en règle. Coupables ou non, les commerçants n'ont pas souvent les justificatifs. Chaque marque est déposée et pour vérifier l'authenticité d'un produit, les agents des douanes ont besoin de ce justificatif. Malheureusement « ce n'est pas rentré dans les habitudes. Pendant l'hiver, ils ne sont pas trop contrôlés et ils oublient, alors maintenant on vient remettre les pendules à l'heure ».
La principale difficulté du travail des agents des douanes réside dans la définition même de la contrefaçon. Certains imitent grossièrement ; d'autres, plus malins, s'accaparent le produit de façon très habile en faisant penser au produit.
« Allez Marseille ! »
Un tee-shirt aux couleurs ciel et bleu de l'Olympique de Marseille où il est inscrit « Allez Marseille ! » ne pose pas problème. En revanche, quand le logo ou l'appellation du club est réutilisé : là, c'est une contrefaçon. Alors, si l'un d'entre eux, trouve un produit contrefait, la condamnation peut être de payer le prix du réel. Pour un porte-monnaie payé 3 €, ça peut en coûter 1 500 €. « Imaginez s'il y a 10, 20 ou 30 portefeuilles contrefaits. »
Si il y a un doute, « les produits sont retenus, on appelle la société copiée et elle confirme si oui ou non le produit est copié ». Les décisions sont toujours prises avec l'aval du procureur de la République. Après, les sanctions diffèrent en fonction de la valeur et de la quantité. Dans tous les cas : la contrefaçon doit être avérée.
Parfois, comme ce fut le cas hier, un simple avertissement suffit. Un portefeuille avec le tissu, le motif et les couleurs d'une célèbre marque de luxe pose problème. Max et Jean-Pierre demandent gentiment au vendeur de ne pas remettre en vente le produit. Un jour, un vendeur a remis le produit en vente, « le lendemain, quand je suis revenu, il a payé cher son erreur ».
Tout l'été, les deux agents vont contrôler la provenance et l'authenticité des produits qui viennent souvent de grosses centrales d'achats de la région parisienne. La contrefaçon peut rapporter gros, mais attention, les agents des douanes ont les yeux aiguisés, la moindre boucle de ceinture sera scrutée car tout l'été, sans se faire remarquer, Max et Jean-Pierre vont sillonner les marchés.
V. D.