Faut-il conserver la fresque de 1944 ?

















Le conseil général de la Manche devient l'acteur principal de la rénovation du Marité. : ArchivesÀ l'issue de la réunion qui s'est tenue, hier, en mairie de Rouen, la restauration du dernier représentant français de la pêche à voile à Terre-Neuve, va pouvoir reprendre. Tout au moins, une tranche d'un coût de l'ordre de 600 000 €, alors que 4 millions d'euros ont déjà été engagés. Ces prochains travaux devraient permettre d'assurer la flottabilité du bateau et, surtout, de libérer la cale de radoub de Cherbourg, en principe, dans les 6 à 8 mois.
« Nous avons trouvé une porte de sortie pour la remise en état de la coque. Resteront ensuite à financer les deux millions d'euros pour terminer le chantier. On les trouvera, avec de nouveaux partenaires », assure optimiste, Erick Beaufils, vice-président du conseil général de la Manche, divers droite, maire de Gouville-sur-Mer, et nouveau vice-président du groupement d'intérêt public. Franck Martin, maire PRG de Louviers et président de la communauté Seine Eure, assure la présidence en remplacement de Pierre Albertini, ancien maire de Rouen.
Dès son élection au printemps, le nouveau maire PS de Rouen, Valérie Fourneyron, avait mis les pieds dans le plat. « Quel sera le coût total ? Je m'interroge sur la bonne utilisation des fonds publics. Ce bateau, je ne l'ai pratiquement jamais vu à Rouen. » L'élue a confirmé hier que la ville de Rouen se désengagera du GIP au 31 décembre, comme Fécamp et le conseil général de l'Eure.
D'autres partenaires ? Bernard Cazeneuve, député-maire PS de Cherbourg, n'a jamais caché son désintérêt total pour la restauration du morutier construit en 1923 à Fécamp. Quant à Laurent Beauvais, président PS du conseil régional, il ne dit ni oui, ni non. « On a déjà beaucoup donné pour la restauration du patrimoine maritime. Nous avons des sujets plus importants en ce moment. Restaurer, c'est bien. Mais pour quoi faire ? »
Jean-Jacques LEROSIER.