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Pour François Maunoury, CPE au lycée Pierre-et-Marie-Curie, l'internat est un lieu où peuvent s'instaurer plus facilement des « relations de proximité, d'humanité, avec les élèves ». En 2006, près de 4 % des élèves scolarisés dans le public étaient internes, dont 7 % des lycéens en filière générale. Depuis, la tendance serait à la hausse. À la rentrée 2007, le lycée Le Verrier a dû refuser 30 % des demandes féminines, et affichait complet chez les garçons. À l'Institut Saint-Lô, à peine « une dizaine de lits » sont restés vacants. L'internat du lycée Pierre-et-Marie-Curie, plus vaste, a lui accueilli près de 200 élèves. « Chaque soir, on a l'équivalent d'un collège devant la télé », illustre François Maunoury, CPE, Conseiller principal d'éducation, au lycée Curie.
« Travail, sommeil, loisir »
Cinq jours par semaine, CPE et assistants d'éducation accompagnent cette « barre d'immeuble remplie d'adolescents », tout au long « des trois phases de la vie : travail, sommeil, loisir ».
L'ordre des mots énoncés par François Maunoury n'est pas anodin. Car « l'encadrement » qu'offre l'internat est une des motivations principales des familles _ c'est le plus souvent une décision collective _ qui optent pour la pension. « La distance est majoritairement à l'origine de la décision, souligne M. David, CPE au lycée Le Verrier, mais la garantie d'un bon cadre de travail et d'une aide éducative compte énormément. » « C'est aussi meilleur pour l'équilibre du sommeil, renchérit un parent d'élève. Il vaut mieux dormir une heure de plus à l'internat que d'être sur la route ! »
Durant leurs heures d'études imposées (une à deux heures selon les établissements), « les élèves ne peuvent être distraits », insiste Laurent Chapelays, directeur de l'Institut Saint-Lô. Mais leur temps de repos est aussi respecté, avec un panel d'activités ou de sorties à leur disposition. Et surtout, l'internat participe à « l'apprentissage de la vie en communauté, rappelle François Maunoury. Un espace de liberté encadré par des règles, et de la souplesse ».
Résultat : beaucoup s'y plaisent, « certains demandent même à venir même si ce n'est pas nécessaire », et d'autres, comme s'en amuse M. David, « restent jusqu'au dernier jour d'ouverture, après la fin des cours, pour en profiter jusqu'au bout ».
Mariella ESVANT.