Faut-il conserver la fresque de 1944 ?

















Marie-Hélène Leloup, inspectrice d'académie, et Françoise Le Hô, son adjointe, ont fait le bilan de la rentrée scolaire dans le département. A Fermanville, le seuil des 131 élèves nécessaires est juste atteint : « C'est la raison pour laquelle je détache toute l'année un enseignant en remplacement en attendant de voir comment cela évolue. Je ne voulais pas créer une situation difficile, d'où ce choix. » En certains endroits, le nombre d'élèves de 2 ans a été parfois pris en compte pour maintenir une classe ouverte.
Un poste créé pour le centre Bigard. L'inspectrice a décidé de créer un poste et lancera un appel d'offres afin d'installer un instituteur pour suivre des élèves en délicatesse avec la loi au sein du centre pour mineur à Querqueville. A la fois pour suivre les élèves hébergés au centre et ceux qui, sans y être hébergés, font leur scolarité dans des établissements de la communauté urbaine de Cherbourg.
L'année des réformes dans le 1er degré. Marie-Hélène Leloup a mis l'accent sur la mise en place des nouveaux programmes, d'un dispositif d'évaluation cette année auprès des CE1-CM2, d'un dispositif pour aider les élèves en difficultés et la mise en oeuvre du nouveau calendrier : 24 h au lieu de 26 h. L'accent sera mis sur la maîtrise de la langue.
Du neuf dans les collèges. Place à la mise en oeuvre généralisée de l'accompagnement éducatif « sachant que la réussite de l'élève doit autant à son temps passé à l'école qu'à côté ». Les stages de remise à niveau pendant les vacances restent d'actualité. Et dès la 5e la mise en place d'un parcours des métiers est prévu pour que le collégien apprenne, dès avant la 3e, vers quelle filière il a envie de s'orienter. « C'est expérimental et on attend les collèges candidats », assure l'inspectrice.
Des lycées avec des élèves en classe en juin. La nouveauté c'est le bac pro en 3 ans (lire en page Normandie). C'est aussi « la reconquête du mois de juin. » Comprendre une autre répartition « déconcentrée » des examens dans l'ensemble des établissements pour éviter de renvoyer les lycéens chez eux parce que toutes les classes sont occupées par des candidats. Il est même question de repousser plus loin dans l'année le dernier conseil de classe afin que les lycéens demeurent mobilisés jusqu'au bout.
Yann HALOPEAU.