Faut-il conserver la fresque de 1944 ?

















Maternelles et primaires du canton de Brécey auront, cette année encore, quatre jours et demi de classe par semaine. Une question d'équité, affirment les élus. Deux jours par semaine, parallèlement à ce temps de soutien, la commune de Brécey mettra en place une organisation spécifique destinée à accompagner les élèves pour lesquels ce soutien ne sera pas une nécessité. Seront proposés des groupes d'aide aux devoirs, des activités socioculturelles, ainsi qu'un créneau ludique dit d'« attente », pour les élèves quittant les lieux à des heures différentes.
« Nos motivations sont plurielles, explique le maire de Brécey, Bernard Tréhet. Il faut éviter à tout prix que les enfants assimilent le soutien à une punition qu'ils se retrouveraient seuls à subir dans leurs locaux. Leurs camarades, quant à eux, travailleront deux heures de moins chaque semaine. Comment les professeurs des écoles pourront-ils boucler les programmes ? Quid de la pratique des disciplines culturelles, notamment dans les milieux ruraux. Dans nos campagnes, combien d'élèves fréquentent l'école de musique ? Le temps de la catéchèse doit aussi être laissé à la convenance des parents. Et puis, il est hors de question d'aggraver la précarité des familles. »
D'où la décision d' accorder la gratuité des activités périscolaires. Un effort financier de l'ordre de 4 500 à 6 000 €, auquel la communauté de communes participera en redistribuant, au bénéfice des enfants, l'argent récupéré sur le transport scolaire, dont la compétence a été reprise par le conseil général. « Les parents, assure Bernard Tréhet, n'ont plus à s'inquiéter, ni pour les horaires, ni pour le coût, ni pour la qualité de l'encadrement. »