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Jazz sous les pommiers 2008

Tinariwen, une des têtes d'affiche du festival.
Tinariwen, une des têtes d'affiche du festival.
Édition du mercredi 30 avril 2008

Tinariwen : le blues du désert souffle sur Coutances

C'est l'une des têtes d'affiche du festival : le blues lancinant de Tinariwen est très attendu. Ce soir, la caravane des guerriers du blues passe : ne la manquez pas.

« Des légendes vivantes de la musique touarègue », « des poignantes harmonies de voix », « un voyage rythmé sur le pas languissant des chameaux », « quelque chose d'aride, un parfum de désert, une absence de chichi »... Les critiques sont élogieuses quand on consulte leurs biographies. Des stars comme Santana ou Robert Plant, qui s'y connaissent un peu en guitares, les ont encensés et certains décernent même à Tinariwen le titre de « meilleur groupe de rock du monde »

C'est vrai : écouter Tinariwen sonne tout de suite à nos oreilles occidentales. Leur son est un mariage heureux entre une musique traditionnelle et le blues-rock. La formule ? Une base « guitares », les chants arabes, des percussions made in désert et les claps des mains.

Leur son a aussi une longue histoire : celui d'un peuple touareg chassé, exilé, révolté. Tinariwen (« les déserts » en langue tamashek) a été créé en 1982 et s'est fait connaître à Tamanrasset, la grande ville touarègue du sud algérien. Puis le groupe joua un rôle majeur dans la révolte Touareg de 1990, dans le Nord du Mali. La légende dit qu'ils sont montés à l'assaut kalachnikov à la main et guitare en bandoulière...

La paix revenue en 1992, Tinariwen a connu une lente ascension. Leur premier album sort en 2000 et la consécration arrive en 2004. Les tournées internationales suivront. Qu'on ne s'étonne pas de leur longévité. Autour d'Ibrahim Ag Alhabib, chanteur, guitariste et fondateur quinquagénaire du groupe, Tinariwen se décompose et se recompose comme une grande famille. « On est seulement quatre ou cinq personnes à monter sur scène à chaque fois, mais en réalité on est tellement nombreux qu'il est impossible de faire tourner tout le monde, explique-t-il. Ces dernières années, beaucoup de jeunes ont rejoint le groupe. Ca apporte de l'air dans notre musique en même temps ça nous renforce. »


Ce mercredi à 22 h 30.

Ouest-France

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