Faut-il conserver la fresque de 1944 ?

















Éric Feugère, responsable du rayon animalerie du magasin Vive le Jardin et Myriam Seigneur, vendeuse, avec une maman chinchilla et son petit. À adopter à l'animalerie, mais pas sur un coup de tête ! Alors, dans certains foyers saint-lois, Médor ou Mistigri sont maintenant supplantés par d'étranges petits rongeurs poilus, d'étonnants spécimens à plumes ou à écailles. Bien qu'à Vive le jardin, « on ne fasse plus de lézards ou de tortues, comme il y a encore quelques années. » La législation en la matière a en effet changé et les animaleries doivent posséder une autorisation spéciale délivrée par une commission.
Des animaux malins
Des animaux originaux et certains « loin d'être stupides : les rats par exemple, sont très malins ». Mais qui demandent un entretien et une attention toute particulière. Parfois achetés sur un coup de tête, les nac sont malheureusement plus victimes d'abandon que les animaux de compagnie « classiques ».
« On a eu une fois, un abandon de hamster dans un rayon », se rappelle le vendeur. Mais la plupart du temps, ils sont tout simplement lâchés dans le jardin. Avec des chances de survie qui frôlent la nullité absolue. Alors Éric Feugère ne lésine pas sur la prévention et surtout « la responsabilisation : on prend le temps d'expliquer le comportement de ces animaux, comment les faire s'acclimater, les alimenter, respecter leur mode de vie (nocturne ou diurne) etc. sinon on a vite fait de faire n'importe quoi ».
Car ce sont avant tout des animaux, avec tous les risques que cela comporte : « les évasions, les morsures... Même si un animal provenant d'une animalerie sérieuse ne peut a priori pas transmettre de maladie. » Et pour le bien-être parental, souhaitons enfin que le prochain Walt Disney n'adapte pas la vie de Pépé le putois !
Virginie ÉNÉE.