Tourisme en juillet : la Manche fait grise mine
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L'équipage de Marine Cherbourg CCVS s'est hissé au 15e rang lors du Mondial J80, organisé à Kiel (Allemagne), et qui a pris fin samedi. Gilles Drouet, vous visiez le top 20 avant le départ. Avec une 15e place (6e équipage français), le contrat est pleinement rempli...
Oui. L'an dernier (N.D.L.R. : le Mondial J80 s'était déroulé à la Trinité-sur-Mer en 2007), nous avions terminé à la 39e place avec un total de 124 bateaux au départ. C'est vrai que cette année, il y avait un peu moins de concurrents. Mais il est clair que nous avons progressé dans la mesure où les meilleurs étaient présents au Mondial. Avant la course, on avait annoncé que finir dans les 20 constituerait d'ores et déjà une belle perf'. Et finalement, on figure à la 15e place au général.
À quoi attribuez-vous cette très nette progression ?
C'est tout simple. On a commencé ensemble (N.D.L.R. : l'équipage, à Kiel, était composé d'Eric Leroi, tacticien, Grégoire Napoly, barreur, Nicolas Léon, régleur des voiles d'avant, et de Gilles Drouet, skipper) l'an dernier. La saison précédente, on était encore sur du travail de conduite et de réglages du bateau. À Kiel, nous étions ainsi beaucoup plus coordonnés au sein de l'équipage. Tout le monde a progressé. Il faut savoir que l'on navigue environ 380 heures par an, compétitions et entraînements confondus. Après, on possède aujourd'hui un matériel beaucoup plus performant, plus technique. L'an dernier, on avait une voile Milar à l'avant. Maintenant, c'est une Kevlar. Nous sommes donc parvenus dans ce domaine au même niveau que les meilleurs mondiaux. La Milar est beaucoup plus souple. Dans les vagues, dans la relance, elle se déforme. Cela permet de détruire l'écoulement du vent que l'on peut avoir le long de la voile.
Comment analysez-vous ce résultat ?
Ce qui est intéressant, c'est que l'on a commencé en obtenant des places aux alentours du 30e rang. Au fur et à mesure du Mondial, on n'a pas arrêté de progresser. On a même réussi à valider une quatrième manche. On a fini par se demander s'il ne s'agissait pas d'un coup de chance. Mais on a réitéré ce résultat. À ce titre, on a vraiment franchi un cap.
Comment envisagez-vous l'avenir de votre équipage ?
On souhaite au moins continuer ce projet l'année prochaine. Tout simplement parce qu'il tient la route. La saison prochaine, nous souhaiterions nous hisser dans le top 10 au Mondial à Santander (Espagne) fin juin 2009. Mais aussi participer à la Coupe de France (huit étapes qui débutent par le Spi Ouest-France). Pour progresser, il faut impérativement naviguer en compétition et si possible avec de très bons concurrents. Dans ce genre d'épreuves, tout le monde cherche à faire un résultat. Il s'agit donc du meilleur programme que l'on puisse trouver.
Recueilli par
Benoît LASCOUX.
Concurrence annoncée sérieuse pour le dernier vainqueur.
Ouest-France