Tourisme en juillet : la Manche fait grise mine
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Hier, Gildas Morvan (Cercle vert) a été le premier à profiter du vent, ce qui lui a permis de creuser l'écart en tête de la course. : Marc OllivierCHERBOURG. LE VENT AU RENDEZ-VOUS. Enfin ! Depuis samedi matin, les 50 concurrents de la Solitaire du Figaro ont trouvé du vent. Les routeurs avaient prédit que la flotte commencerait à le toucher une fois passé le cap Finisterre. Pour une fois, depuis le début de l'épreuve, ils l'ont eu tout juste. De secteur ouest-sud-ouest, et d'une force de 15 à 20 noeuds, il a permis aux skippers d'envoyer très vite le spi, et d'allonger la foulée. « C'est assez sympa, ça avance bien, et c'est la bagarre avec des bateaux à rattraper devant et d'autres qui poussent dur derrière », racontait, hier après-midi, le bizuth granvillais Nicolas Jossier (Esprit voile 50).
MORVAN MENE LE BAL. Auteur d'un malicieux petit bord à la côte, après le cap Finisterre, Gildas Morvan (Cercle vert), est le premier à avoir lancé le sprint. Dès le début de la matinée de samedi, il a creusé un écart conséquent, d'environ 7 milles sur le reste de la flotte. Ecart qui n'a cessé de se creuser en distance (jusqu'à 10 milles), mais pas forcément en temps, puisque l'ensemble du peloton de tête tutoyait la barre des 10 noeuds de vitesse en fin d'après-midi. Dans ces conditions toniques et relativement musclées, le marin de Landeda est à son aise.
La plupart des favoris aussi d'ailleurs. Seuls Troussel (Financo), Pellecuer (Docteur Valnet), Eric Drouglazet (Luisina) et encore plus Corentin Douguet (Leclerc Mobile), avaient concédé un peu de terrain. « Il faut adapter la stratégie mais globalement ça reste une course de vitesse sous spi et ceux qui vont vite devraient s'y retrouver » jugeait de son côté Gildas Mahé (Comptoir Immobilier), lui aussi dans le peloton de tête.
TOUT DROIT JUSQU'A SEIN. A priori le scénario ne devrait pas évoluer jusqu'à ce soir, où les premiers devraient approcher la pointe de la Bretagne. Selon les prévisions météo, une grosse dépression les y attend, avec des vents qui pourraient dépasser les trente noeuds. Un coup de vent qui devrait passer assez vite le long des côtes anglaises, mais laisser derrière lui un flux encore soutenu de secteur ouest. C'est à cet endroit que commencera à se jouer une autre partie : celle de la gestion des courants. Avec des coefficients de 100, le courant sera très fort dans le Raz de Sein et dans le Chenal du Four. Selon l'heure à laquelle les concurrents s'y pointeront, ils bénéficieront d'un courant portant (jusqu'à 20 h), relativement neutre (jusqu'à 22 h) et fortement défavorable (à partir de 23 h).
Un premier passage à niveau qui pourrait faire des dégâts au classement. « J'espère bien que l'arrivée sur la pointe de Bretagne et la remontée de la Manche vont nous permettre de nous refaire, on commencera à le savoir demain (ce dimanche) en fin de journée. Mais bon, même Federer a perdu sa place de numéro un mondial, ça veut donc dire qu'on n'est jamais à l'abri d'un miracle ! » plaisantait un Corentin Douguet, aigre doux. Après tout, tant que la ligne d'arrivée n'est pas franchie...
Jacques GUYADER.
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Concurrence annoncée sérieuse pour le dernier vainqueur.
Ouest-France