Lecapitaine, c'est le premier employeur privé de la ville. Pour compenser la baisse d'activité, le directeur François Jacqueline, a élargi la gamme de production aux fourgons, une activité nouvelle et prometteuse. Comment ressentez-vous la crise ?
Nous avons senti un certain ralentissement de l'activité dès le début 2008. Logique puisque nous sommes directement liés au transport, touché en premier par la crise. Cela s'est précisé fin 2008. Ainsi notre chiffre d'affaires a baissé de 7 % entre 2008 et 2009. Et nous sommes passés de 3 800 véhicules produits en 2006 à 2 600 l'an dernier.
Comment avez-vous réagi ?
Pour faire face au tassement des ventes de camions frigorifiques sur châssis _ notre activité traditionnelle _ nous avons élargi la gamme de fabrication aux fourgons. Celui-ci est très prisé, notamment dans les pays anglo-saxons. C'est pour nous une centaine de véhicules en plus l'an dernier. Enfin, les fourgons dits « secs » (par opposition aux caisses froides) du groupe Petit-Forestier, jusqu'à présent fabriqués en externe par un fournisseur du Centre de la France, sortent maintenant de nos ateliers. C'est encore 200 véhicules de plus l'an dernier.
Comment envisagez-vous l'avenir ?
Il est difficile de s'exprimer, dans un tel contexte de crise. On espère en sortir au plus vite. D'autres entreprises de notre secteur connaissent des difficultés, comme Lamberet dans l'Ain (NDLR : 280 licenciements) ou Chéreau à Avranches (108 licenciements, dont 27 propositions de reclassement). On s'en sort sans doute mieux que d'autres, mais rien n'est jamais gagné, on a la chance d'être sur un secteur à fort renouvellement. La réglementation impose en effet des contraintes sanitaires et techniques qui font qu'un camion frigo doit être changé au bout de 12 ans. Forcément, ça crée de la demande.
Et le recrutement ?
Nous comptons aujourd'hui 368 salariés et 25 intérimaires (NDLR : 378 salariés, une centaine d'intérimaires il y a deux ans). Nous avons beaucoup embauché depuis dix ans. Le plus souvent ce sont des personnes qui ont démarré chez nous en intérim et qui se sont familiarisées à nos postes de travail. Nous continuons de recruter pour compenser la plupart des départs en retraite. Aujourd'hui, la moyenne d'âge de notre personnel est de 39 ans. La nouvelle usine a permis de doubler notre production. J'avais pris l'engagement d'embaucher 150 personnes, je l'ai respecté.
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Ouest-France
samedi 13 mars 17:32 Granville
Un restaurant de qualité avec des plats de tradition française. Une cuisine fait maison, des...

Accueil et personnel très sympa, bon rapport qualité/prix dommage que le bruit de la hotte soit...

les personnages sont caricaturaux: chantal, la femme, sans qualification...

