Faut-il conserver la fresque de 1944 ?

















L'Australienne Lucinda Fredericks, médaillée d'argent aux Jeux de Pékin, ici associée à Enchanted Ruby dans le CIC*, va essayer de faire briller son métal olympique sur le vaste terrain martinvastais. : Antoine SoubigouEsprits de revanche
Ils ont un statut à défendre, face à quelques affamés comme le Néo-Zélandais Joe Meyer (5e par équipe et 24e individuel des JO), la Britannique Zara Phillips (privée de Jeux sur blessure) ou encore l'Italien d'origine colombienne Juan Carlos Garcia. Ce dernier avait confié Derby de Longueval à Nicolas Touzaint pour le préparer avant d'être bouté hors sélection transalpine... et de chercher compensation sur la Coupe du monde.
Avec ses quatre engagements - un record - dans l'épreuve reine, lui, le spécialiste du saut réorienté sur le complet voilà juste deux ans, avait marqué les esprits à l'inscription. Avant de sagement se raviser, de basculer avec Karuso dans le deux étoiles.
L'Italien a tout de même gardé trois jokers pour le nec plus ultra de la compétition manchote (comme le Belge Vincent Martens et le Néo-Zélandais Bruce Haskell), dont un avec son cheval de tête, il y figure naturellement parmi les favoris. Les Français, fraîchement débarqués de Chine, arborent encore leurs polos tricolores frappés des anneaux avec la volonté de leur redonner des couleurs. Jean Teulère tente d'oublier son incapacité à jouer sa chance, monture blessée ; et si Didier Dhennin (6e individuel), qui ne dispose pas d'un piquet très élargi, ne s'aligne que sur le CIC*, Éric Vigeanel (20e individuel) multiplie les entrées avec une présence sur les trois concours.
La plus étoilée des épreuves a démarré hier avec le dressage, jauge pincée d'obscure compréhension avant les joutes les plus physiques pour lesquelles les cadors se réservent sans avoir lâché trop de points. L'Anglaise Pippa Funnell, argentée par équipe tant à Sydney qu'à Athènes (doublé du bronze individuel), y a néanmoins posé sa patte, s'imposant à deux reprises dans le top 5 provisoire.
Si elle ne dispose que de 1,3 point d'avance sur ses poursuivants immédiats, elle en met néanmoins presque 6 à Clayton Fredericks (8e). Un gouffre, rapporté au saut d'obstacles, où cela correspond à une barre par terre avec dépassement de temps. Un rien comparé au cross, où un refus coûte 20 points, et où la chute est éliminatoire. Le véritable écrémage est pour aujourd'hui.
Olivier CLERC.